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L'histoire du fort 

 

La Commune de Paris désigne la période révolutionnaire qui a eu lieu du 26 mars à la « semaine sanglante » du 21-28 mai 1871. Durant cette période, plusieurs insurrections contre le gouvernement, issu de l’Assemblée nationale tout juste élue au suffrage universel, entraîna une organisation ouvrière de la ville ainsi qu’un gouvernement prolétarien. Plusieurs autres villes de France furent touchées par cette crise politique (Marseille, Lyon, Saint-Etienne, Toulouse, Narbonne, …) rapidement réprimée à travers des milliers d’exécutions.

 

Les prisons de Paris, de Versailles et des environs étant surpeuplées, 28 000 détenus ont été parqués comme des forçats dans d’atroces conditions sur les pontons de marine et dans des forts situés à Brest, Cherbourg, Lorient, Rochefort.

 

Dans l’arrondissement maritime de Rochefort, on a répertorié environ 5 500 prévenus internés. Quelques 5 500 personnes, parfois très jeunes, furent arrêtées sur de simples soupcons ou actes de délation puis internées dans les forts du littoral charentais et dans les pontons – prisons.

 

Suivant les instructions du ministère de la Marine, le préfet maritime fit occuper d’abord les forts des îles d’Aix (Liédot) et d’Oléron (les Saumonards et la citadelle du Château). Par la suite, les autres forts de l’île Madame, Boyard, Enet et Fouras furent également occupés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par manque de place dans les forts pour interner tous les prisonniers, le préfet maritime décida d’utiliser les quatre navires disponibles dans le port de Rochefort et qui pouvaient être armés en navires-prisons (ou «pontons-casernes» selon la dénomination officielle). Des casernes où le régime était particulièrement dur. Les quatre frégates concernées étaient l’Orne, la Foudre, la Pandore et l’Iphigénie.

 

L’Orne, frégate récente à hélice (lancée en 1862) mais de conception ancienne ne servait plus que de « transport-écurie ». Elle fut la première à transporter des forçats en Guyane et en Nouvelle-Calédonie, avant la guerre de 1870. Elle était équipée de cages pour répondre à sa mission. On estime à environ 900 le nombre d’individus qu’elle pouvait recevoir. Entre le 1er juin (date d’arrivée en rade) et le 31 octobre (date de rentrée au port), plus de mille personnes y ont été internées.

 

La Foudre, la Pandore et l’Iphigénie ne naviguaient plus et servaient d’entrepôts, en attendant leur démolition. Les pontons furent occupés à partir du 4 juin. La frégate à voiles l’Iphigénie, arrivée en rade le 3 juillet 1871, acheva sa mission le 4 novembre suivant, soit trois semaines après le départ des 38 insurgés pour le fort de Fouras. La radiation du bâtiment interviendra en 1873, après 46 ans de service.

 

«Tous les insurgés que je vous ai annoncés seront dirigés sur La Rochelle. Placez les premiers arrivés au fort Boyard, puis employez le fort de l’île Madame… » (extrait d’un télégramme officiel du 27 mai 1871).

 

Le 6 juin 1871, le fort de l’île Madame reçoit ses premiers prisonniers : 91 prévenus . « Comme ceux qui suivront, ils sont logés dans les sous-sols, couchent sur la paille, mais ils ne manquent ni d’air ni de lumière, grâce au double fossé. Le fossé intérieur sert de lieu de promenade ».

Une prison sous la commune

Les navires-prisons

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